Introduction : Le yoga commence avant le tapis
La plupart des gens commencent le yoga par le travail corporel.
On s'intéresse au yoga pour les asanas, la souplesse, la force, l'équilibre, le soulagement de la douleur ou la réduction du stress. C'est une porte d'entrée valable. Mais dans la tradition du yoga, la posture physique n'est pas le point de départ.
Avant les asanas, Patanjali nous présente les Yamas et les Niyamas.
Ce sont les deux premiers membres des huit membres du yoga.
Yama désigne les contraintes ou principes éthiques qui régissent nos relations aux autres et au monde.
Niyama désigne les observances ou disciplines personnelles qui régissent notre relation à nous-mêmes.
Ensemble, les Yamas et les Niyamas constituent le fondement éthique du yoga.
Ils répondent à une question importante :
Quel genre de vie favorise la paix intérieure ?
Car le yoga ne se limite pas à la méditation ou à la pratique des postures. Il influence aussi notre façon de parler, de manger, de travailler, de consommer, de réagir, de désirer, de penser et d'interagir avec les autres.
On peut maîtriser des postures avancées tout en vivant avec la jalousie, la malhonnêteté, l'ego, la violence, la cupidité ou une agitation constante. Selon la philosophie du yoga, il s'agit alors d'un yoga incomplet.
Les Yamas et les Niyamas nous rappellent que le yoga n'est pas seulement une pratique corporelle. C'est une pratique du caractère, de la conscience, de la discipline et du raffinement intérieur.
Yamas et Niyamas dans les Yoga Sutras de Patanjali
Les Yamas et les Niyamas sont décrits dans le deuxième chapitre des Yoga Sutras de Patanjali, connu sous le nom de Sadhana Pada, le chapitre sur la pratique.
Patanjali énumère les cinq Yamas dans le Yoga Sutra 2.30 :
Ahimsa-satya-asteya-brahmacharya-aparigraha yamah
Cela signifie:
La non-violence, la sincérité, le non-vol, la sagesse dans l'utilisation de l'énergie et le non-attachement sont les Yamas.
Il énumère les cinq Niyamas dans le Yoga Sutra 2.32 :
Saucha-santosha-tapah-svadhyaya-ishvara-pranidhana niyamah
Cela signifie:
La pureté, le contentement, la discipline, l'étude de soi et l'abandon au Divin sont les Niyamas.
Les cinq Yamas sont :
- Ahimsa — non-violence
- Satya — la vérité
- Asteya — non-vol
- Brahmacharya — utilisation judicieuse de l'énergie
- Aparigraha - non-possessivité
Les cinq Niyamas sont :
- Saucha — pureté
- Santosha — contentement
- Tapas — discipline
- Svadhyaya — auto-étude
- Ishvara Pranidhana – abandon au Divin ou à la réalité supérieure
Ensemble, ces dix principes constituent le fondement moral et psychologique d'une pratique du yoga plus profonde.
Pourquoi les Yamas et les Niyamas sont-ils importants ?
Patanjali place Yama et Niyama avant Asana pour une raison bien précise.
Si notre vie est pleine de conflits, de malhonnêteté, d'excès, d'avidité, de comparaisons, de culpabilité, de distractions et de réactivité émotionnelle, l'esprit ne peut pas trouver la stabilité.
Vous pouvez vous asseoir pour méditer, mais votre esprit ramènera les perturbations de votre vie dans votre pratique.
Vous pouvez pratiquer le pranayama, mais si votre vie quotidienne est régie par la colère et l'excès, la respiration ne deviendra pas facilement subtile.
Vous pouvez pratiquer les asanas, mais si cette pratique est motivée par l'ego et la comparaison, la posture devient une autre expression d'agitation.
Les Yamas et les Niyamas purifient le terrain de la pratique.
Ils réduisent le bruit mental inutile.
Ils nous aident à vivre d'une manière qui favorise le Chitta Vritti Nirodha — l'apaisement des fluctuations de l'esprit.
En termes simples :
Les Yamas et les Niyamas préparent l'esprit au yoga.
Yama et Niyama : La différence
Yama et Niyama sont étroitement liés, mais ils ne sont pas identiques.
Yama est synonyme de maîtrise de soi. Il nous enseigne ce qu'il faut éviter ou réguler car cela engendre souffrance, conflit ou asservissement.
Le Niyama concerne la cultivation. Il nous enseigne ce qu'il faut pratiquer car il engendre clarté, discipline et force intérieure.
Yama demande :
Comment dois-je me comporter envers les autres et envers le monde ?
Niyama demande :
Comment dois-je me discipliner et me perfectionner ?
Yama empêche l'esprit d'être perturbé par des actions nuisibles.
Le Niyama renforce l'esprit par une pratique consciente.
Les deux sont nécessaires.
Une personne qui ne pratique que la retenue peut devenir rigide.
Une personne qui ne pratique la discipline que sans éthique risque de devenir égoïste.
Ensemble, Yama et Niyama créent l'équilibre.
Explication des cinq Yamas
Les Yamas sont des principes éthiques universels. Ils ne se limitent ni à une culture, ni à une religion, ni à une époque, ni à un lieu. Ils décrivent des schémas de comportement qui perturbent ou purifient l'esprit.
Patanjali affirme plus tard que ces Yamas sont des maha-vrata, ou grands vœux. Cela signifie qu'il ne s'agit pas de simples règles de bienséance, mais d'engagements fondamentaux sur la voie du yoga.
1. Ahimsa : Non-violence
Ahimsa signifie non-violence, non-violence ou absence de cruauté.
C'est le premier Yama car il constitue le fondement de toute vie éthique.
La plupart des gens associent la violence uniquement aux dommages physiques. Mais le yoga va plus loin. La violence peut se manifester de différentes manières :
- Actes
- Discours
- Pensées
- Intentions
- Négligence
- Manipulation
- Autocritique sévère
- Ambition agressive
- Consommation inconsciente
- supériorité spirituelle
L'ahimsa commence par la prise de conscience du mal.
Elle demande :
Mon mode de vie engendre-t-il des souffrances inutiles pour moi-même ou pour les autres ?
L'ahimsa ne signifie pas devenir passif ou faible. Elle ne signifie pas tolérer l'injustice ni éviter les vérités difficiles. La véritable non-violence exige force, lucidité et courage.
Parfois, l'ahimsa signifie parler honnêtement.
Parfois, cela signifie fixer une limite.
Parfois, cela signifie s'éloigner.
Parfois, cela signifie refuser de participer à des comportements nuisibles.
L'ahimsa n'est pas la douceur sans sagesse. C'est la force sans cruauté.
L'ahimsa dans la pratique des asanas
Dans la pratique physique du yoga, l'ahimsa signifie respecter le corps.
Beaucoup d'élèves se blessent non pas parce que le yoga est dangereux, mais parce que l'ego s'immisce dans la pratique.
Elles contraignent le corps à adopter des postures.
Ils se comparent aux autres.
Ils ignorent la douleur.
Ils confondent intensité et progrès.
Ils considèrent le corps comme un projet à conquérir.
Ceci n'est pas du yoga.
Dans les asanas, ahimsa signifie écouter.
Puis-je m'entraîner avec discipline sans agressivité ?
Puis-je solliciter mon corps sans le punir ?
Puis-je accepter mes capacités actuelles sans devenir paresseux ?
Puis-je progresser sans violence ?
Une posture adoptée avec ego peut accroître les perturbations.
Une simple posture pratiquée en pleine conscience peut devenir du yoga.
L'ahimsa dans la vie quotidienne
L'ahimsa s'applique également à la parole.
Les mots peuvent guérir, mais ils peuvent aussi blesser. Un commentaire sarcastique, une plaisanterie cruelle, des ragots, une humiliation publique ou une critique injustifiée peuvent perturber autant celui qui parle que celui qui écoute.
L'ahimsa nous invite à parler de manière sincère mais non violente.
Cela s'applique également au dialogue intérieur.
Nombreux sont ceux qui ne parleraient jamais à une autre personne comme ils se parlent à eux-mêmes intérieurement.
«Je ne suis pas assez bon.»
« J’échoue toujours. »
« Mon corps ne fonctionne pas correctement. »
« Je suis en retard. »
«Je suis inutile.»
Cette violence intérieure devient une perturbation constante dans le chitta, le champ mental.
L'ahimsa commence lorsque nous cessons d'utiliser notre esprit comme une arme contre nous-mêmes.
2. Satya : La vérité
Satya signifie véracité.
Cela signifie l'alignement entre la pensée, la parole et l'action.
Celui qui pratique le satya ne vit ni dans la tromperie, ni dans l'exagération, ni dans la manipulation, ni dans les faux-semblants. Le satya apporte la simplicité à l'esprit car il n'est plus nécessaire de maintenir de fausses identités.
Mais en yoga, la vérité doit être guidée par l'ahimsa.
La sincérité n'excuse pas la cruauté.
On peut dire : « Je suis simplement honnête », tout en utilisant la vérité comme une arme. Ce n’est pas la satya au sens yogique.
La véritable satya exige à la fois exactitude et compassion.
La question n'est pas seulement :
Est-ce vrai ?
La question plus profonde est :
Est-ce vrai, nécessaire et dit en toute conscience ?
Satya et l'honnêteté envers soi-même
La forme la plus difficile de satya n'est souvent pas l'honnêteté envers les autres, mais envers soi-même.
Nous nous mentons à nous-mêmes de manière subtile.
Nous disons que nous sommes trop occupés, alors que nous manquons de discipline.
Nous disons que nous sommes détachés, alors que nous avons peur.
Nous nous disons spirituels, tout en recherchant une validation.
Nous disons pardonner, tout en nourrissant secrètement du ressentiment.
Nous disons vouloir la paix, tout en nourrissant des habitudes qui engendrent l'agitation.
Satya révèle le décalage entre l'image que nous avons de nous-mêmes et notre vie réelle.
Cela peut être désagréable, mais c'est nécessaire.
Sans honnêteté envers soi-même, le yoga devient une performance.
Avec l'honnêteté envers soi-même, le yoga devient transformation.
Satya dans la pratique du yoga
En asana, satya signifie être honnête envers son corps.
Je ne prétends pas être plus flexible que vous ne l'êtes.
Ne pas se cacher derrière des excuses.
Ne pas adopter une posture forcée pour l'apparence.
Ne pas éviter l'effort par peur.
Ne pas prétendre avoir mal alors qu'il s'agit en réalité d'une gêne.
Ne pas ignorer la douleur par ego.
Satya nous aide à voir clair.
Le corps devient un miroir. Le tapis devient un lieu où l'on cesse de faire semblant.
3. Asteya : Non-vol
Asteya signifie non-vol.
Au sens le plus évident, cela signifie ne pas prendre ce qui ne nous appartient pas. Mais le yoga étend ce principe bien au-delà du simple vol matériel.
Le vol peut être physique, émotionnel, intellectuel, énergétique ou psychologique.
Nous risquons de faire perdre du temps à quelqu'un en négligeant nos engagements.
Nous pouvons capter l'attention par un drame constant.
Nous pouvons voler la paix par la manipulation.
Nous pouvons nous approprier le mérite des efforts d'autrui.
Il nous arrive de voler des idées sans les citer.
On peut voler la confiance par la malhonnêteté.
Nous risquons de compromettre notre propre avenir par nos mauvaises habitudes d'aujourd'hui.
Asteya nous invite à faire preuve d'un profond respect.
Respectueux de l'énergie des autres.
Respectueux du temps.
Respectueux des limites.
Respectueux du travail.
Respectueux de l'attention.
Respectueux des dons que nous avons reçus.
La racine du vol
Selon la philosophie du yoga, le vol est souvent motivé par un sentiment de manque.
L'esprit dit :
«Je n’en ai pas assez.»
«Je ne suis pas à la hauteur.»
« J’ai besoin de ce qu’ils ont. »
« J’ai besoin de prendre ce que je veux pour me sentir complet. »
Asteya est associé au contentement.
Quand on est intérieurement pauvre, on s'accroche.
Lorsque nous sommes ancrés intérieurement, nous cessons de prendre ce qui ne nous appartient pas.
C’est pourquoi l’Asteya n’est pas seulement un commandement moral. C’est un enseignement psychologique.
Elle nous invite à examiner la faim qui motive nos actions.
Asteya dans la vie moderne
Asteya est très pertinent aujourd'hui.
Dans le monde numérique, nous pouvons capter l'attention par des publications incessantes, l'indignation ou la manipulation. Nous pouvons étouffer la créativité en copiant sans profondeur. Nous pouvons nous voler notre temps en gaspillant notre énergie dans des distractions.
Asteya demande :
Est-ce que je consomme plus que je ne contribue ?
Est-ce que j'attire l'attention sans apporter de valeur ajoutée ?
Est-ce que je copie sans comprendre ?
Est-ce que je fais perdre du temps à quelqu'un ?
Est-ce que j'utilise les autres pour me sentir important ?
Est-ce que je me vole ma propre paix intérieure en me comparant aux autres ?
La pratique d'Asteya engendre la dignité.
Cela nous apprend à compter sur nos propres efforts plutôt que de profiter inconsciemment des autres.
4. Brahmacharya : Utilisation sage de l’énergie
Le terme Brahmacharya est souvent traduit par célibat, mais cette traduction peut être trop restrictive pour les pratiquants modernes.
Traditionnellement, le brahmacharya signifie se mouvoir en harmonie avec Brahman, la réalité suprême. Il fait également référence à la conservation et à la sage utilisation de l'énergie vitale.
Au sens pratique plus large, brahmacharya signifie :
Utilisez votre énergie de manière à favoriser la clarté, la vitalité et la croissance spirituelle.
Il ne s'agit pas simplement de retenue sexuelle. Il s'agit de maîtrise de l'énergie.
Le brahmacharya n'est pas une répression.
Une idée fausse courante est que le brahmacharya signifie rejeter le corps, nier le désir ou supprimer l'énergie humaine naturelle.
Mais la répression n'est pas du yoga.
Le refoulement repousse le désir dans l'inconscient, où il peut ressurgir sous forme de culpabilité, d'obsession, de honte ou de déséquilibre.
Le brahmacharya n'est pas la haine du désir. C'est une relation intelligente avec le désir.
Elle demande :
Où va mon énergie ?
Qu’est-ce qui me mine ?
Qu'est-ce qui aiguise ma conscience ?
Suis-je gouverné par mes impulsions ?
Mes habitudes favorisent-elles la méditation ou l'agitation ?
Est-ce que j'utilise le plaisir consciemment ou de manière compulsive ?
Le brahmacharya est le passage de la contrainte à la conscience.
Le brahmacharya dans la vie quotidienne
L'énergie ne se perd pas uniquement par la sexualité.
L'énergie est également perdue par :
- Parler excessivement
- Trop réfléchir
- Drame émotionnel
- Dépendance numérique
- Divertissement inconscient
- Mauvais sommeil
- excès alimentaires
- comparaison constante
- multitâche
- Recherche de validation
- Ambition non réglementée
Une personne peut être célibataire et pourtant gaspiller une énergie considérable à cause de la colère, des commérages, de l'anxiété et de son ego.
Une autre personne peut vivre dans le monde avec des relations et des responsabilités, tout en pratiquant le brahmacharya par la modération, la clarté, la discipline et la conscience de soi.
La question plus profonde ne se limite pas à ce dont vous vous abstenez.
La question plus profonde est :
Votre vie vous permet-elle de conserver et de diriger votre énergie vers votre objectif le plus élevé ?
Brahmacharya et pratique du yoga
Dans la pratique du yoga, le brahmacharya nous aide à éviter les extrêmes.
Trop d'efforts épuisent le corps.
Un effort insuffisant engendre l'ennui.
Une stimulation excessive disperse l'énergie.
Trop de répression crée des tensions.
Brahmacharya trouve la voie du milieu.
Cela permet de raffiner l'énergie au lieu de la gaspiller.
Cela favorise le pranayama, la concentration, la méditation et une pratique spirituelle plus profonde.
5. Aparigraha : Non-possessivité
Aparigraha signifie non-possession, non-accumulation, non-attachement ou absence d'attachement.
C'est le contraire de l'avidité et de l'attachement.
La possessivité ne s'applique pas uniquement aux objets. On peut être possessif envers :
- Personnes
- Rôles
- Statut
- Croyances
- Opinions
- Identité
- Succès
- expériences spirituelles
- Douleurs passées
- perspectives d'avenir
- L'image que nous voulons que les autres aient de nous
Aparigraha nous invite à examiner ce à quoi nous nous accrochons trop fort.
Possession et peur
Plus on s'accroche, plus on crée de peur.
Si je m'accroche aux éloges, je crains les critiques.
Si je m'accroche au contrôle, je crains l'incertitude.
Si je m'accroche à la jeunesse, je crains de vieillir.
Si je m'accroche à mon identité, je crains le changement.
Si je m'accroche au succès, je crains l'échec.
Si je m'accroche au confort, je crains l'inconfort.
L'aparigraha apporte la liberté car elle affaiblit la dépendance.
Cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas posséder de biens, aimer des gens ou construire une vie pleine de sens. Cela signifie que vous ne laissez pas l'attachement devenir une servitude.
On peut avoir des sentiments profonds sans pour autant s'accrocher.
Vous pouvez travailler pleinement sans obsession.
On peut aimer sans posséder.
Vous pouvez recevoir sans accumuler.
Vous pouvez lâcher prise sans vous effondrer.
Ceci est aparigraha.
Aparigraha dans la vie moderne
La culture moderne encourage souvent le contraire de l'aparigraha.
Plus de possessions.
Plus de réussite.
Plus de statut.
Plus d'abonnés.
Consommation accrue.
Plus d'identité.
Comparaison plus poussée.
L'esprit commence à croire que la paix viendra après l'accumulation.
Mais le yoga suggère le contraire :
La paix passe souvent par la simplification.
Aparigraha demande :
Qu'est-ce que je transporte dont je n'ai plus besoin ?
Qu’est-ce que j’achète pour combler un vide intérieur ?
Quelle attente engendre la souffrance ?
Quelle identité ai-je peur de révéler ?
Que resterait-il si je cessais de m'accrocher ?
Aparigraha crée une légèreté intérieure.
Explication des cinq Niyamas
Les Niyamas sont des observances personnelles. Elles guident le pratiquant vers la pureté, le contentement, la discipline, la connaissance de soi et l'abandon.
Si Yama réduit les schémas néfastes, Niyama en crée de bénéfiques.
Yama dégage le terrain.
Niyama plante les graines.
1. Saucha : Pureté
Saucha signifie pureté, propreté ou clarté.
Cela inclut la propreté extérieure et la purification intérieure.
Le saucha externe comprend :
- Corps propre
- vêtements propres
- Espace de pratique propre
- Aliments sains
- Environnement propre
- Environnement ordonné
La saucisse interne comprend :
- Intention pure
- Parole claire
- Apport mental sain
- purification émotionnelle
- Consommation sensorielle disciplinée
- Conscience des schémas de pensée
Saucha n'est pas une obsession de la pureté. Il s'agit de créer les conditions propices à la clarté.
Saucha et l'esprit
Notre esprit est affecté par ce que nous consommons.
Non seulement la nourriture, mais aussi les images, les sons, les conversations, les réseaux sociaux, l'actualité, les divertissements et les environnements émotionnels.
Si l'esprit est constamment occupé par l'agitation, la comparaison, les commérages, la violence et la distraction, il devient difficile de méditer.
Saucha demande :
Qu'est-ce que je laisse entrer dans mon esprit ?
Quelles conversations me perturbent ?
Quel contenu me rend agité ?
Quelles habitudes alourdissent le corps ?
Quels environnements favorisent la clarté ?
Une vie saine ne garantit pas l'illumination, mais elle réduit les perturbations inutiles.
Saucha prépare le corps et l'esprit à une pratique plus profonde.
Saucha dans la pratique du yoga
Dans les asanas et le pranayama, le saucha peut inclure :
- Pratiquer dans un espace propre
- Préparer le corps à l'entraînement
- Manger de manière à favoriser la légèreté
- Maintenir la conscience de sa respiration
- Éviter les mouvements imprudents ou distraits
- Pratiquer avec une intention pure
Une pratique motivée par l'ego peut paraître impressionnante de l'extérieur, mais rester impure intérieurement.
Une pratique simple, effectuée avec sincérité, peut être bien plus proche du yoga.
2. Santosha : Contentement
Santosha signifie contentement.
C'est l'un des Niyamas les plus puissants car l'esprit ordinaire est presque toujours insatisfait.
L'esprit dit :
« J’en ai besoin de plus. »
« Je devrais être ailleurs. »
« Je devrais être quelqu'un d'autre. »
« Je serai heureux après cette réussite. »
«Je resterai serein(e) lorsque la vie changera.»
« Je suis en retard. »
« Ce moment ne suffit pas. »
Santosha ne signifie pas renoncer à la croissance. Cela signifie mettre fin à l'habitude de remettre la paix à plus tard.
Vous pouvez œuvrer à votre amélioration tout en restant intérieurement satisfait.
On peut avoir des objectifs sans être contrôlé par le manque.
Vous pouvez évoluer sans détester l'endroit où vous êtes.
Santosha n'est pas la paresse. C'est la libération d'une pauvreté intérieure constante.
Santosha et Désir
Le désir en lui-même n'est pas toujours le problème. Le problème réside dans la dépendance inconsciente au désir.
Lorsque le bonheur dépend entièrement de l'obtention de ce que l'on désire, l'esprit devient instable.
Une fois le désir assouvi, la peur de le perdre commence.
Si le désir est bloqué, la frustration commence.
Si quelqu'un d'autre possède ce que nous désirons, la jalousie s'installe.
Si le désir ne cesse de croître, l'agitation persiste.
Santosha brise ce cycle.
Il enseigne :
Ce moment n'a pas besoin d'être parfait pour que la conscience soit présente.
Le contentement apporte la stabilité à l'esprit.
Santosha dans la vie quotidienne
La pratique du santosha peut ressembler à ceci :
- Prendre le temps de reconnaître ce qui est déjà suffisant
- Ne pas comparer votre pratique à celle des autres
- Accepter l’état du corps aujourd’hui
- Savourer une cuisine simple
- Réduire les plaintes inutiles
- Ne pas transformer chaque instant en problème
- Travailler sincèrement sans désespoir intérieur
Santosha ne supprime pas l'effort. Elle le purifie.
Vous continuez d'agir, mais vous n'êtes plus guidé par la conviction d'être incomplet.
3. Tapas : Discipline
Tapas signifie discipline, chaleur, effort, austérité ou feu intérieur.
C'est la force qui nous aide à nous transformer.
Sans tapas, l'inspiration s'estompe rapidement.
Beaucoup de gens apprécient l'idée du yoga, mais le tapas transforme cette idée en pratique.
Tapas consiste à se réveiller pour la sadhana lorsque l'esprit aspire au réconfort.
Tapas maintient le cap malgré la lenteur des progrès.
Tapas, c'est contenir la conscience au sein du malaise.
Les tapas consistent à privilégier ce qui est bénéfique plutôt que ce qui est simplement agréable.
Tapas reprend l'entraînement après une interruption.
Tapas, c'est brûler la paresse, l'ennui et les habitudes inconscientes.
Les tapas donnent de la force au chemin.
Les tapas ne sont pas une forme d'auto-punition.
Les tapas sont souvent perçues à tort comme de la rudesse.
Mais la discipline yogique n'est pas de la haine de soi.
La discipline sans sagesse devient violence.
L'intensité sans compassion devient ego.
L'austérité sans équilibre devient répression.
Les vraies tapas purifient les impuretés, pas celui qui les pratique.
Elle devrait engendrer clarté, force, stabilité et humilité — et non orgueil, épuisement ou agressivité.
Les bonnes tapas sont fermes mais intelligentes.
Tapas dans les asanas et la méditation
En asana, tapas peut signifier rester présent dans une posture lorsque l'esprit veut s'échapper.
En pranayama, tapas peut signifier pratiquer régulièrement même lorsque les résultats ne sont pas spectaculaires.
En méditation, tapas peut signifier rester assis face à l'agitation sans y obéir immédiatement.
Les tapas apprennent à l'esprit que l'inconfort n'est pas toujours synonyme de danger.
C'est important car la transformation nécessite souvent d'affronter consciemment l'inconfort.
Le vieux moi préfère l'habitude.
Le moi profond exige de la discipline.
4. Svadhyaya : Étude personnelle
Svadhyaya signifie auto-étude.
Elle comporte deux dimensions importantes :
- Étude de la sagesse yogique et des textes sacrés
- L'étude de soi-même
Traditionnellement, le svadhyaya comprend l'étude de textes tels que les Yoga Sutras, la Bhagavad Gita, les Upanishads et d'autres enseignements spirituels.
Mais le but n'est pas la fierté intellectuelle.
Le but est la vision intérieure.
On peut lire de nombreux passages des Écritures et ne toujours pas connaître sa propre opinion.
Le vrai svadhyaya demande :
Qui suis-je ?
Pourquoi est-ce que je réagis ainsi ?
Quels schémas se répètent dans ma vie ?
Qu’est-ce que j’évite ?
De quoi ai-je peur ?
Que désiré-je ?
Quelle identité est-ce que je protège ?
Qu'y a-t-il de réel au fond de mes pensées ?
Svadhyaya transforme la vie en miroir.
Svadhyaya et le témoin
Dans la philosophie du yoga, nous nous identifions souvent aux mouvements de l'esprit.
"Je suis en colère."
"Je suis impatient."
« J’ai réussi. »
« Je suis un échec. »
« Je suis mon corps. »
« Je suis mon histoire. »
Svadhyaya nous aide à percevoir plus clairement ces identités.
Au lieu de nous perdre dans nos pensées, nous commençons à observer l'esprit.
La colère est présente, mais je peux l'observer.
Il y a de la peur, mais je peux l'observer.
Le désir existe, mais je ne peux que l'observer.
Il y a de la mémoire, mais je ne peux que l'observer.
Cette observation crée une distance entre celui qui voit et celui qui est vu.
Cette distance est le début de la liberté.
Svadhyaya en pratique
Svadhyaya peut inclure :
- Lecture de textes yogiques
- Réflexion après l'entraînement
- Tenir un journal honnêtement
- Observer les déclencheurs émotionnels
- Étudier les schémas de vie récurrents
- Poser des questions plus profondes
- Répéter le mantra en pleine conscience
- Recevoir des conseils d'un enseignant
- Observer l'ego dans la pratique spirituelle
Sans svadhyaya, le yoga peut devenir mécanique.
Avec le svadhyaya, même la vie ordinaire devient une pratique spirituelle.
5. Ishvara Pranidhana : Abandon au Divin
Ishvara Pranidhana signifie se soumettre à Ishvara, au Divin, à Dieu, à la conscience supérieure ou à une réalité supérieure.
Les différents pratiquants peuvent comprendre Ishvara différemment selon leur tradition et leurs croyances personnelles.
Pour certains, Ishvara représente une divinité personnelle.
Pour certains, cela signifie la conscience universelle.
Pour certains, cela signifie l'intelligence de la vie.
Pour certains, cela représente la vérité suprême, au-delà de l'ego.
L’essence d’Ishvara Pranidhana est l’abandon.
Mais la reddition ne signifie pas la passivité.
Cela signifie se libérer de l'obsession de l'ego pour le contrôle.
Effort et abandon
Le yoga exige à la fois effort et abandon.
Tapas dit : faites un effort sincère.
Ishvara Pranidhana dit : détachez-vous du résultat.
Cet équilibre est essentiel.
Si l'on ne fait que s'efforcer, la pratique devient tendue et guidée par l'ego.
Si l'on ne fait que se soumettre, la pratique risque de devenir passive ou vague.
Ensemble, ils créent un yoga mature.
Vous agissez pleinement, mais vous ne vous accrochez pas.
Vous pratiquez sincèrement, mais vous n'exigez pas d'expérience spécifique.
Vous offrez vos efforts, mais vous laissez le fruit.
Vous participez à la vie, mais vous n'oubliez pas que tout n'est pas contrôlé par la volonté personnelle.
Cela engendre l'humilité.
Ishvara Pranidhana dans la vie quotidienne
Pratiquer Ishvara Pranidhana peut ressembler à :
- Proposez votre pratique avant de commencer
- Lâcher prise sur le contrôle obsessionnel
- Accepter ce qui ne peut être changé
- Agir sincèrement, sans attachement aux louanges
- Faire confiance au processus de sadhana
- Se souvenir de quelque chose de plus grand que l'ego
- Utiliser des mantras, des prières ou la dévotion
- Transformer la difficulté en capitulation plutôt qu'en amertume
Ce Niyama adoucit l'ego et ouvre le cœur.
Cela nous rappelle que le yoga n'est pas seulement un perfectionnement de soi, mais aussi un don de soi.
Yamas et Niyamas comme préparation à la méditation
La méditation n'est pas dissociable de notre mode de vie.
Une vie malhonnête engendre un esprit agité.
Une vie violente engendre un esprit perturbé.
Une vie avide engendre un esprit anxieux.
Une vie sans discipline engendre un esprit dispersé.
Une vie surstimulée engendre un esprit instable.
Les Yamas et les Niyamas atténuent ces perturbations.
Ils créent les conditions du calme.
C’est pourquoi Patanjali les place avant les asanas, le pranayama et la méditation.
Beaucoup de gens recherchent des techniques de méditation avancées, mais ils ignorent la vie qui entoure la méditation.
Le yoga nous invite à considérer la vie dans son ensemble.
La façon dont vous parlez est importante.
Votre alimentation est importante.
La façon dont vous gagnez votre vie compte.
Vos désirs sont importants.
Votre façon de consommer est importante.
Votre réaction est importante.
La façon dont vous vous traitez compte.
La façon dont vous interagissez avec les autres est importante.
Tout devient partie intégrante du yoga.
La profondeur psychologique de Yama et Niyama
Les Yamas et les Niyamas ne sont pas seulement des règles morales. Ce sont aussi des outils psychologiques.
Chacune d'elles traite d'un trouble de l'esprit.
L'ahimsa réduit l'agressivité et la peur.
Satya réduit les conflits intérieurs et l'auto-illusion.
Asteya réduit l'envie et le manque.
Le brahmacharya réduit la compulsion et la fuite d'énergie.
L'aparigraha réduit l'attachement et l'anxiété.
Saucha réduit les impuretés et la confusion.
Santosha réduit l'insatisfaction et les envies.
Les tapas réduisent la paresse et la faiblesse de volonté.
Svadhyaya réduit l'ignorance de soi-même.
Ishvara Pranidhana réduit le contrôle égoïque et la fierté.
Voilà pourquoi ils sont si puissants.
Ils ne se contentent pas de nous dire comment nous comporter. Ils nous montrent comment la souffrance est créée et comment elle peut être réduite.
Yamas et Niyamas dans le yoga moderne
Le yoga moderne met souvent l'accent sur les asanas. Cela peut être utile, mais reste incomplet sans fondement éthique.
Sans Yama et Niyama, le yoga peut devenir :
- performance physique
- Compétition de bodybuilding
- Image de marque spirituelle
- Valorisation de l'ego
- Échapper à la vie
- Flexibilité sans sagesse
- Technique sans transformation
Yama et Niyama ramènent le yoga à ses racines.
Ils nous rappellent que le but n'est pas seulement de rendre le corps souple.
L'objectif est d'avoir l'esprit clair, le cœur affiné et la vie alignée sur la vérité.
Une personne qui ne maîtrise pas les postures avancées mais qui pratique la bienveillance, la sincérité, la discipline, le contentement et l'introspection est bien plus proche du yoga qu'une personne qui exécute des postures difficiles avec ego, malhonnêteté et agressivité.
Comment pratiquer les Yamas et les Niyamas en tant que débutant
Les Yamas et les Niyamas peuvent paraître insurmontables si on les aborde tous en même temps.
Une façon simple de commencer est de choisir un principe par semaine.
Par exemple:
Semaine 1 : Observer l'ahimsa dans la parole.
Semaine 2 : Pratiquer Satya par l'honnêteté envers soi-même.
Semaine 3 : Observez Asteya en relation avec le temps et l'attention.
Semaine 4 : Pratiquez le Brahmacharya en réduisant une habitude qui vous épuise.
Semaine 5 : Pratiquez l'Aparigraha en vous détachant d'une possession ou d'une attente inutile.
Semaine 6 : Pratiquez Saucha en nettoyant votre espace de pratique et en réduisant l'encombrement mental.
Semaine 7 : Pratiquez Santosha en observant la comparaison.
Semaine 8 : Pratiquez Tapas par une pratique quotidienne régulière.
Semaine 9 : Pratiquez le Svadhyaya par la tenue d'un journal ou l'étude des Écritures.
Semaine 10 : Pratiquez l'Ishvara Pranidhana en offrant vos actions sans vous accrocher aux résultats.
Cette approche rend les enseignements pratiques.
N'essayez pas d'atteindre la perfection du jour au lendemain. Le yoga n'est pas le perfectionnisme, mais un raffinement sincère.
Une pratique de réflexion quotidienne pour Yama et Niyama
À la fin de chaque journée, vous pouvez réfléchir à ces questions :
Où ai-je agi en toute conscience aujourd'hui ?
Où ai-je causé du tort par mes pensées, mes paroles ou mes actions ?
Où ai-je dit la vérité ?
Où ai-je fait semblant ?
Où ai-je saisi, comparé ou accroché ?
Où ai-je gaspillé de l'énergie ?
Qu’ai-je perçu par mes sens ?
Étais-je satisfait, ou résistais-je constamment à l'instant présent ?
Ai-je fait preuve de discipline ?
Qu'ai-je appris sur moi-même ?
Puis-je renoncer à ce que je ne peux pas contrôler ?
Cette réflexion ne doit pas se transformer en auto-jugement.
Le but n'est pas la culpabilisation. Le but est la prise de conscience.
La prise de conscience est le début de la transformation.
Yamas et Niyamas pour les professeurs de yoga
Pour les professeurs de yoga, Yama et Niyama sont particulièrement importants.
Enseigner le yoga ne se limite pas à donner des instructions. Il s'agit aussi d'assumer une responsabilité.
Un professeur de yoga doit pratiquer l'ahimsa en créant un environnement sûr et respectueux.
Un enseignant doit pratiquer la satya en étant honnête quant à ses connaissances et ses limites.
Un enseignant doit pratiquer l’asteya en respectant le temps, la confiance et les limites de ses élèves.
Un enseignant doit pratiquer le brahmacharya en utilisant son autorité et son énergie de manière responsable.
Un enseignant doit pratiquer l'aparigraha en ne s'attachant ni au statut, ni au contrôle, ni à l'admiration des élèves.
De même, un enseignant devrait pratiquer le saucha dans sa conduite personnelle, le santosha dans son attitude, le tapas dans son engagement, le svadhyaya dans son apprentissage continu et l'Ishvara Pranidhana dans son humilité.
Sans éthique, l'enseignement du yoga peut devenir dangereux.
Avec l'éthique, l'enseignement devient un service.
Les Yamas et les Niyamas et le but du yoga
Le but ultime du yoga n'est pas simplement le comportement moral. Le but ultime est la libération, la réalisation de soi et l'affranchissement des fausses identifications.
Mais une pratique éthique est essentielle car une vie contraire à l'éthique renforce l'ego et les troubles mentaux.
Chaque fois que nous agissons avec violence, malhonnêteté, avidité, excès ou attachement, notre esprit se trouve davantage prisonnier.
Chaque fois que nous pratiquons la bienveillance, la vérité, la modération, le contentement, la discipline, l'introspection et l'abandon, notre esprit devient plus transparent.
Un esprit transparent peut refléter la vérité.
C’est pourquoi Yama et Niyama ne sont pas dissociés de la réalisation spirituelle. Ils font partie intégrante du chemin.
Ils préparent le chitta pour le calme.
Ils soutiennent Chitta Vritti Nirodha.
Elles rendent possible une méditation plus profonde.
Idées fausses courantes sur les Yamas et les Niyamas
1. Ce ne sont pas des commandements religieux.
Les Yamas et les Niyamas ne sont pas de simples règles imposées de l'extérieur. Ce sont des principes pratiques visant à réduire la souffrance et à préparer l'esprit au yoga.
2. Elles ne sont pas réservées aux moines
Les particuliers, les étudiants, les professionnels, les parents, les enseignants et les débutants peuvent tous pratiquer le Yama et le Niyama au quotidien.
3. Ils ne visent pas la perfection
Le yoga n'exige pas une perfection instantanée. Il exige conscience, honnêteté et un perfectionnement constant.
4. Le brahmacharya ne signifie pas seulement le célibat
Le célibat est une interprétation traditionnelle, mais sa signification plus large inclut une utilisation judicieuse de l'énergie, la modération et l'absence de contrainte.
5. Aparigraha ne signifie pas ne rien posséder
Cela signifie ne pas s'accrocher. Une personne peut avoir des responsabilités et des possessions sans pour autant en être psychologiquement possédée.
6. Santosha ne signifie pas paresse
Le contentement ne signifie pas renoncer à l'effort. Il signifie agir sans le sentiment constant de manque intérieur.
7. Tapas ne signifie pas auto-punition.
La discipline doit engendrer clarté et force, et non violence envers soi-même.
Conclusion : Les fondements éthiques du yoga authentique
Les Yamas et les Niyamas sont le fondement du yoga car ils transforment notre façon de vivre.
Ils montrent que le yoga ne se limite pas aux postures, à la respiration ou à la méditation. Le yoga est aussi bienveillance, sincérité, discipline, simplicité, contentement, introspection et lâcher-prise.
Sans Yama et Niyama, le yoga peut devenir extérieur.
Avec Yama et Niyama, le yoga devient un chemin complet.
L'ahimsa nous enseigne à réduire les dommages.
Satya nous enseigne à vivre dans la vérité.
Asteya nous enseigne le respect et l'intégrité.
Le brahmacharya nous enseigne à utiliser l'énergie avec sagesse.
Aparigraha nous enseigne à lâcher prise.
Saucha nous enseigne la pureté et la clarté.
Santosha nous enseigne le contentement.
Les tapas nous enseignent la discipline.
Svadhyaya nous enseigne la connaissance de soi.
Ishvara Pranidhana nous enseigne l'abandon.
Ensemble, ils purifient le corps, la parole, l'esprit, les habitudes, les relations et les intentions.
Ils nous préparent aux asanas, pranayama, pratyahara, dharana, dhyana et samadhi.
Ils font du yoga non seulement une pratique, mais un état d'être.
FAQ sur les Yamas et les Niyamas
Que sont les Yamas et les Niyamas ?
Les Yamas et les Niyamas sont les deux premiers membres des huit membres du yoga de Patanjali. Les Yamas sont des préceptes éthiques, et les Niyamas des observances personnelles.
Quels sont les cinq Yamas ?
Les cinq Yamas sont Ahimsa, Satya, Asteya, Brahmacharya et Aparigraha.
Quels sont les cinq Niyamas ?
Les cinq Niyamas sont Saucha, Santosha, Tapas, Svadhyaya et Ishvara Pranidhana.
Pourquoi les Yamas et les Niyamas sont-ils importants en yoga ?
Elles constituent le fondement éthique et personnel de la pratique du yoga. Elles contribuent à apaiser les troubles mentaux et à préparer l'esprit à des pratiques plus profondes telles que le pranayama, la concentration, la méditation et le samadhi.
Les Yamas et les Niyamas font-ils partie des huit membres du yoga ?
Oui. Yama est le premier membre et Niyama le deuxième des huit membres du yoga décrits par Patanjali.
Quelle est la différence entre Yama et Niyama ?
Yama met l'accent sur la retenue éthique et nos relations aux autres. Niyama, quant à lui, se concentre sur la discipline personnelle et le perfectionnement de soi.
L'ahimsa est-elle le Yama le plus important ?
L'ahimsa est souvent considérée comme fondamentale car la non-violence sous-tend toutes les autres pratiques éthiques. La sincérité, la discipline et même l'effort spirituel devraient être guidés par le principe de non-violence.
Le terme «brahmacharya» signifie-t-il célibat ?
Traditionnellement, le terme Brahmacharya peut désigner le célibat, notamment dans un contexte monastique. Plus largement, il signifie une utilisation judicieuse de l'énergie vitale, la modération et l'absence de désirs compulsifs.
Comment les débutants peuvent-ils pratiquer les Yamas et les Niyamas ?
Les débutants peuvent commencer par choisir un principe à la fois, comme pratiquer la bienveillance dans la parole, observer l'honnêteté envers soi-même, réduire les comparaisons, maintenir un espace de pratique propre ou s'engager dans une courte méditation quotidienne.
Les Yamas et les Niyamas sont-ils encore pertinents aujourd'hui ?
Oui. Ils sont tout à fait pertinents car la vie moderne accroît souvent les distractions, les comparaisons, les excès et l'agitation mentale. Les Yamas et les Niyamas contribuent à apporter clarté, discipline, conscience éthique et sérénité intérieure.