Sans se renseigner sur le problème du stress, une discussion Yoga et méditation Cette compréhension restera insuffisante et incomplète. Pour comprendre le stress, il faut se pencher sur l'évolution humaine et ce qui fait la singularité de l'être humain.
Les êtres humains possèdent deux caractéristiques uniques qui les différencient de tous les autres êtres vivants sur Terre.
- Leur cerveau est le plus volumineux et le plus complexe par rapport à leur poids corporel et possède une grande capacité de mémoire.
- Ils possèdent la faculté d'une conscience de soi étendue, ce qui leur permet d'avoir conscience de leurs souvenirs.
La conscience de soi chez l'enfant débute vers l'âge de trois ou quatre ans, avec l'émergence de la conscience de la mort et de la vie, et de la peur qui y est associée. Pour échapper à cette peur, l'enfant recherche la protection de sa famille et de sa culture, qui façonnent son cerveau.
Le conditionnement du cerveau façonne un esprit complexe doté d'une vaste réserve de souvenirs. Ces souvenirs sont à la fois négatifs et positifs, souvenirs de moments heureux et tristes, d'amour et de maltraitance, de gains et de pertes, etc. Ces souvenirs émotionnels et cognitifs influencent constamment le cerveau et le corps. provoquant un stress chronique de faible intensité.
Notre état de vie normal est caractérisé par un stress chronique de faible intensité. Ce phénomène est universel et, généralement, la personne parvient à gérer ce stress permanent et à vivre une vie relativement confortable. Cependant, un événement brutal et négatif peut perturber ce mécanisme d'adaptation et provoquer une réaction de stress intense.
La réponse au stress est un mécanisme de survie essentiel pour l'organisme face aux dangers. Ce mécanisme s'est avéré extrêmement utile il y a des milliers d'années, lorsque les humains étaient confrontés à des prédateurs et à des catastrophes naturelles, pour faire face aux situations d'urgence.
Mais à notre époque, où nos vies sont plus sûres et confortables, la réponse au stress reste active. Elle est principalement due au poids des souvenirs, associé à une conscience de soi exacerbée, qui la déclenche. Nous vivons dans un état de stress chronique, même en l'absence de nombreux dangers extérieurs. Notre propre esprit est à l'origine de ce stress.
Le stress peut être défini comme le perception d'une menace pour le bien-être physique ou mental entraînant une réaction de combat, de fuite ou de paralysie. Chaque individu possède une personnalité ou un dosha différent. Les personnes de dosha Pita (feu) réagissent au stress en combattant, celles de dosha Vata (vent) en fuyant et celles de dosha Kapha (terre) en se figeant.
Beaucoup pensent que le stress est causé par des facteurs extérieurs comme le travail, les relations ou une transition de vie importante. Or, en réalité, le stress ne vient pas de l'extérieur. Il émerge de l'intérieur, mais des facteurs externes le déclenchent.
Il convient de mentionner ici deux grands chercheurs qui ont mis en lumière le problème du stress dans le domaine médical.
- Le premier était Walter Bradford Cannon, physiologiste de l'université Harvard, États-Unis, qui ont introduit en 1915 le terme «combattre ou fuirIl a décrit la réaction d'un animal face aux menaces, notamment les modifications corporelles qui surviennent lors de la douleur, de la faim, de la peur et de la rage. Il a également forgé le terme d'homéostasie.
- Le deuxième grand chercheur était Hans Selye, qui travaillait à l'Université de Montréal. Dans les années 1940, il a forgé le terme « stress », qu'il a défini comme la réponse non spécifique à de nombreux facteurs de stress, notamment :
(a) Physique – Travail physique excessif
(b) Émotionnels – Colère, peur, culpabilité, etc.
(c) Cognitif – Pensées négatives automatiques
(d) Existentiel – Questions sur la vie, la mort et le sens de la vie.
Un autre chercheur important fut le psychologue Kobasa, qui décrivit la maladie – personnalités enclines ainsi que résistant au stress personnes.
Les personnes résistantes au stress abordent les situations stressantes en utilisant trois stratégies clés : l’engagement, le défi et le contrôle. Elles sont capables de s’engager fermement dans une tâche, même lorsque les choses se compliquent. Elles ont tendance à interpréter les problèmes comme des défis plutôt que comme des catastrophes.
Enfin, ils cherchent les aspects du problème sur lesquels ils peuvent agir : modifier leur mode de vie, s’informer davantage sur le problème ou entreprendre une petite action pour le résoudre. Ces trois stratégies les aident à mieux traverser les épreuves de la vie.
Qu'est-ce que le bon stress ?
Le stress n'est pas toujours néfaste. Un certain niveau de stress est bénéfique pour le corps et l'esprit ; il nous aide à explorer de nouvelles voies et différentes façons de vivre et de créer. Le stress devient problématique lorsqu'il persiste et devient chronique.
En situation de stress, le système nerveux sympathique devient hyperactif et provoque une réaction de lutte ou de fuite. La réaction de figement, liée à une partie ancestrale du nerf vague, permet à l'animal de se cacher et d'éviter le danger.
La relaxation résulte de la diminution de l'activité du système nerveux sympathique et de l'augmentation de celle du système parasympathique. Si cette fonction parasympathique est bénéfique et adaptative pour l'être humain, une stimulation excessive de ce système peut s'avérer néfaste et induire un état dépressif.
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Source de l'image : telegraph.co.uk